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Profil


Fiche d'identité

Modou LÔ

Nom: Modou  LÔ
Naissance: 1 Janvier 1985
Lieu: Taïba (Sénégal)
Nationalité: Sénégalaise
Occupation: Lutteur
Réseaux
sociaux:
 

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Sport

Modou  LÔ
Lutteur


Biographie

Lutteur sénégalais.Originaire de Taïba Ndiaye d’où est issue son père, Modou Lô est né aux Parcelles Assainies, villa n°125, il y a 25 ans (il est né en 1985).

Originaire de Taïba Ndiaye d’où est issue son père, Modou Lô est né aux Parcelles Assainies, villa n°125, il y a 25 ans (il est né en 1985). «Je suis né aux Parcelles et j’ai grandi dans ce milieu. Tout ce que j’ai connu et fait, c’est dans cette localité qui me tient à cœur. Mes origines, de par mon père et mes grands parents sont de Taïba Ndiaye, une localité située après Tivaouane. J’y vais, même si ce n’est pas fréquent», informe modou lo , entre une séance d’entraînement. Et pour la postérité, c’est son premier combat de lutte avec frappe, il l’a disputé et gagné à…Taïba Ndiaye face à Laye Pythagore avec qui il partage maintenant la même Ecurie, à Rock Energie.

Enfance timide, mais…
Obligé de faire avec ce que la lutte lui offre, modou lo est devenu «bavard» selon ses propos. «C’est vrai que la lutte conditionne les acteurs à changer de comportement, pas forcément dans le mauvais sens. Mais, depuis que j’ai commencé à m’y mettre, je parle, même si ce n’est pas trop au goût de certains. Avant, mes interlocuteurs avaient du mal à m’arracher des propos. J’étais toujours dans mon coin. Quand je parlais avec les gens, j’avais toujours les yeux rivés au sol. Maintenant, je ne peux ne pas parler car les gens le prendraient mal», dit-il, en se forçant un peu.


Modou LO Turbulent :
Timide certes, mais celui qui deviendra «Kharagne» par la suite affirme qu’il n’était pas un poltron et qu’il passait tout son temps, au contraire à se battre. Pour des matchs de football. «Pour ne pas me voir me battre, il ne fallait pas gagner notre équipe. Quand on perdait des rencontres, la mise ne partait pas car je tirais sur tout ce qui bouge», lâche ce dernier. Ayant débuté au poste de gardien de buts, Modou Lô, qui n’était fort que sur les «balles à ras de terre», s’exerce ensuite au poste de latéral droit pour mieux faire valoir son agressivité.

Cursus scolaire Modou LO
Après la maîtrise du Coran où dès le bas âge, Modou Lô cumulait à l’école où il a cessé toutes activités en classe de 3ème. Revendiquant un statut d’élève intelligent, l’ancien footballeur estime qu’il n’aimait pas l’école. Pour mettre son plan à exécution, modou lo s’est bagarré avec un de ses camarades de classe, Assane Dramé, qu’il étranglé jusqu’à évanouissement. «Les enseignants, dès la nouvelle tombée se sont rués sur moi. Grâce à ma rapidité, j’ai sauté par-dessus le mur de l’école 10 des Parcelles. Depuis ce jour, je n’ai plus remis les pieds à l’école», révèle-t-il dans un grand éclat de rire.

Maçon et soudeur métallique

Obligé de taire la nouvelle à son père et de ne pas rester à la maison, modou lo s’exerce à la maçonnerie où, il touchait dix mille (10.000 F CFA) par semaine, employé par un de ses «grands», Ngounda. «J’avais honte de rester dans le quartier à ne rien faire et je lui ai fait part de mon besoin de travailler. J’ai très tôt aimé l’argent. Il m’aidait bien car lors des fêtes de Tabaski et Korité, il m’offrait des habits et de l’argent. Le problème, on devait aller en chantier à Fatick et mon père ne m’a pas autorisé à y aller car, il n’était même pas au courant de mon nouveau métier. Pour l’occasion, j’avais décidé de ne plus aller à l’école coranique».
Après cette expérience éphémère, modou lo s’essaye comme soudeur métallique pendant sept ans. Et comme charretier. «Pour ce qui est de la charrette, je ne prenais que les marchés hors secteur car je ne voulais pas rencontrer mes parents. Sinon, j’allais passer de mauvais quart d’heure», avoue-t-il. Et c’est en cette période que le virus de la lutte commence à s’inoculer en lui.

Baboye, Manga II, Tyson : Mes références
Sans l’air d’y toucher, modou lo s’agrippe derrière les nguimb de Mitrailleuse, Khadim GADIAGA, Dolph, les regardant avec passion. Pour Balla Bèye II, c’est le maître. Habitant derrière lui, Baboye l’a beaucoup dans son entame de carrière en lui inculquant beaucoup de valeurs. Mohamed Ndao Tyson, qui peut être un adversaire dans un avenir l’a fait beaucoup rêver. «Quand je le voyais, le charisme qu’il dégageait, je rêvais de lui ressembler. Il avait beaucoup de supporters aux Parcelles Assainies et quand il gagnait, c’était la folie. Quand Manga II gagnait ses combats, je courais comme un fou jusqu’à l’Unité 24, sa maison pour le voir en chair et en os.

Pour Baboye, c’est spécial, il a contribué à l’éclosion de beaucoup de lutteurs comme Tyson et autres. Il m’a donné beaucoup de choses. Même les offrandes d’après combats, j’en prenais. Moustapha Guèye en fait partie aussi», témoigne celui qui, à force de travail est devenu le lutteur le plus populaire de l’arène sénégalaise.
Des Mbapatt aux combats chocs, modou lo s’est forgé un nom devenu phénomène social dont lui-même le met sous le compte de la loi divine. Popularité, cachets qui montent crescendo, charisme, tous les ingrédients sont réunis pour ce lutteur pas comme les autres pour marquer de son empreinte l’histoire de la lutte.