Yaya JAMMEH
Ancien président de la Gambie
| Nom: | Yaya JAMMEH |
| Naissance: | 25 Mai 1965 |
| Lieu: | Kanilai |
| Nationalité: | Gambienne |
| Occupation: | Ancien président de la Gambie |
Yahya Jammeh est un officier et homme d`État gambien, né dans une famille de paysans
Au pouvoir à partir du 22 juillet 1994 après un coup d`État, il est président de la République de Gambie à partir du 18 octobre 1996. Le 12 décembre 2015, il proclame l`islam comme religion d`État et la Gambie comme une république islamique. Il est battu à l`élection présidentielle de novembre 2016. Il refuse de céder le pouvoir, proclame l`état d`urgence et obtient la prolongation de trois mois de son mandat par l`Assemblée nationale. Néanmoins, devant la pression internationale, il quitte le pouvoir le 21 janvier 2017.
Prise du pouvoir
Lieutenant de l`armée, il accède au pouvoir à la faveur d’un coup d’État le 22 juillet 1994, qui renverse Dawda Jawara qui dirigeait le pays depuis l`indépendance. Jammeh prend alors la tête d`un Conseil dirigeant provisoire des Forces armées qui est dissous le 28 septembre 1996. À cette date, il prend brièvement le titre de chef de l`État.
Élections
Il fonde alors l`Alliance patriotique pour la réorientation et la construction. Élu une première fois dans un scrutin douteux le 29 septembre 1996, il est réélu dès le premier tour de l’élection présidentielle du 18 octobre 2001 avec près de 53 % des suffrages.
Il obtient sans difficulté un troisième mandat, le 22 septembre 2006 avec 67,33 % des voix contre 26,6 % à son principal opposant, l`avocat défenseur des droits de l`homme Ousainou Darboe. Selon la CEDEAO, le vote a été juste, mais les moyens de la campagne électorale inégaux.[réf. nécessaire]
Il est encore réélu pour un quatrième mandat de cinq ans le 24 novembre 2011 en obtenant 71,5 % des voix, de nouveau devant Ousainou Darboe qui doit se contenter de 17,4 %, Hamat Bah, le troisième candidat réunissant quant à lui un peu plus de 11 %.
Avant les élections législatives de 2012, il menace d`« isoler » les régions où son parti ne remporterait pas le scrutin - menace qu`il avait prononcée et mise en application lors de précédentes élections.
Un rapprochement avec les pays arabes
En mars 2014, il change la langue officielle de la Gambie de l`anglais à l`arabe. Cette décision est interprétée comme un futur rapprochement avec les pays arabes, avec à terme la possibilité de faire du pays une République islamique.
Le 30 décembre 2014, alors qu`il est en déplacement officiel à l`étranger, son régime est victime d`une tentative de coup d`État manquée, perpétrée par un ancien capitaine de l`armée gambienne, Lamine Sanneh.
Le 10 décembre 2015, malgré les dispositions constitutionnelles, il déclare la Gambie république islamique.
Défaite à l`élection présidentielle de 2016 et crise post-électorale
Article principal : Élection présidentielle gambienne de 2016.
En novembre 2016, Yahya Jammeh annonce qu`il se présente à l`élection présidentielle pour un cinquième mandat successif. Il est cependant confronté à une opposition de plus en plus importante à l`intérieur de la Gambie, notamment dans les deux grandes villes du pays, la capitale politique Banjul et la capitale économique Serrekunda. Le 1er décembre, il est battu par son opposant Adama Barrow et reconnaît sa défaite dès le lendemain. Cependant, lors d`une allocution télévisée, une semaine après sa précédente déclaration, Jammeh conteste sa défaite et dénonce une erreur dans le comptage des voix par la Commission électorale indépendante. Le 20 décembre, alors à la tête de son pays depuis 22 ans, il annonce son intention de garder le pouvoir après le 18 janvier, date prévue de la fin de son mandat, estimant que « nul ne peut [le] priver de la victoire, à l`exception d`Allah le Tout-Puissant ». Il condamne la Communauté économique des États de l`Afrique de l`Ouest qui veut qu`Adama Barrow accède au pouvoir, conformément au choix des urnes.
Il refuse, lors de la médiation de la Cédéao, de quitter le pouvoir, et propose que sa vice-présidente, Isatou Njie-Saidy, assure l`intérim jusqu`en mai 2017.
Le 17 janvier 2017, il instaure l`état d`urgence. Le 18 janvier, le Parlement prolonge son mandat de trois mois, jusqu`au 19 avril 2017. Le 19 janvier, Adama Barrow prête serment comme président de la République à l`ambassade de Gambie au Sénégal, tandis que des États d`Afrique du l`ouest (Sénégal, Nigéria et Libéria) pressent Yahya Jammeh de lui céder le pouvoir. Devant le refus de ce dernier, l`armée sénégalaise pénètre alors en territoire gambien dans le courant de l`après-midi. Le soir même, le chef de l’armée gambienne, le général Ousman Badjie, déclara à des ressortissants occidentaux qu`il n`ordonnerait pas à ses hommes de résister en cas d`intervention des troupes africaines mandatées par la CÉDÉAO.
Selon Jean-Claude Marut, membre du laboratoire des Afriques dans le monde, le refus de Jammeh de quitter le pouvoir avant l`examen de son recours par la Cour suprême serait cependant juridiquement légal.
Le 20 janvier 2017, il accepte de quitter le pouvoir. Il part en exil le lendemain soir pour Conakry, avant de rejoindre la Guinée équatoriale.
| Nom: | Yaya JAMMEH |
| Naissance: | 25 Mai 1965 |
| Lieu: | Kanilai |
| Nationalité: | Gambienne |
| Occupation: | Ancien président de la Gambie |
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